Pons s’est développée sur un promontoire dominant la vallée de la Seugne, un site occupé depuis le Néolithique. Les Gaulois y fondent l’un des plus grands oppidum de l’Ouest, avant que les Romains n’y installent un castrum. C’est d’eux que vient le nom de la ville : pour franchir la vallée marécageuse, ils construisent des pontes, des ponts sur pilotis, qui finirent par désigner le bourg.
Dès le Xe siècle, Pons possède un château fort. Intégrée au duché d’Aquitaine, la ville se soulève en 1179 ; Richard Cœur de Lion réprime la révolte et détruit le château. Geoffroy III, premier des Sires de Pons, le reconstruit et achève le donjon en 1187.
Pendant la guerre de Cent Ans, Pons occupe une position stratégique entre France et Aquitaine et préserve habilement son patrimoine. Sous Renaud VI, au XIVᵉ siècle, la sirerie atteint son apogée, inspirant l’adage : « Si roy de France ne puys, Sire de Pons voudrais être. »
Après 1453, la cité retrouve son dynamisme, mais les guerres de Religion la frappent à leur tour. Devenue place forte protestante, Pons est assiégée en 1621 et capitule sans résistance, marquant la fin du rôle militaire de la sirerie.

